Pas si nouvelle puisqu’elle date de 1990*, la “Nouvelle orthographe” ou “orthographe recommandée” ou “orthographe rectifiée” propose de simplifier certaines règles de notre langue.
Je peux partir un weekend d’aout sur une ile !
Simplifications qui présentent quand même des exceptions : de quoi se perdre. Une bonne connaissance de ces règles est nécessaire, puisqu’elles ne sont pas imposées par l’Académie Française, mais permettent de “faire son marché”, d’utiliser l’orthographe que l’on veut, “ancienne” ou nouvelle.
Pour ma part je garde quelques accents circonflexes qui ajoutent un petit air distingué à certains mots : une maîtresse avec son bibi sur la tête de son “i”, plutôt qu’un professeur des écoles, par exemple.
Cette orthographe rectifiée porte sur cinq points :
Pour en savoir plus :
Le Musée de la nouvelle orthographe : une découverte ludique et instructive (ccdmd)
Un mini-guide à télécharger en ligne sur le site officiel de l’orthographe recommandée.

Le millepatte sur un nénufar : Vadémécum de l’orthographe recommandée
édité par Renouvo (3,80€). Moins d’une quarantaine de pages, dommage que le format soit trop grand pour se glisser dans une petit poche !
*Journal officiel de la République française, édition des Documents administratifs (ISSN 0242-6773), année 1990 – n°100, 6 décembre 1990, intitulé : Les Rectifications de l’orthographe — Conseil supérieur de la langue française.
Dans la suite : les paroles de Pierre Perret “La réforme de l’orthographe”


Un article très complet en six pages sur Clubic pour comparer trois solutions logicielles payantes (de 99 à 391€) de correction d’orthographe : Antidote RX, Cordial et ProLexis.
Au sommaire un comparatif des fonctionnalités, une page descriptive très complète par produit, des tests de correction et en conclusion :
“Il est particulièrement difficile pour un correcteur d’être un bon correcteur, tant la langue française est riche et vivante et donc capable d’inventions et de tournures inédites.
…on ne peut pas demander à un correcteur, si pro et onéreux soit-il, de venir totalement en renfort d’une orthographe défaillante.
…un correcteur peut se trouver malgré lui être source d’erreurs supplémentaires.
…Certes, les correcteurs sont tous assortis de guides linguistiques permettant d’approfondir le pourquoi de la correction, mais tout le monde n’a pas l’envie ou le temps d’aller lire ces explications et s’en imprégner pour les prochaines fois.
…nous conclurons en disant qu’un correcteur ne peut pas faire beaucoup plus que jouer les garde-fous (mais c’est déjà beaucoup), et que seuls ceux dont l’orthographe n’est pas totalement défaillante pourront vraiment en tirer parti…”


Le vocabulaire français autour de la messagerie instantanée est bizarrement issu de l’oral, voire de l’argot, et d’un joyeux melting pot d’anglais, d’arabe et d’espagnol.
Autant dire que l’orthographe est floue, que chacun peut choisir le mot qui lui correspond : que l’académicien ne mette pas de bornes à cette liberté !
Décryptage :
Chat, prononcé “tchate” vient du verbe “to chat”, bavarder.
En franglais on préfère “un tchat” pour éviter la confusion féline. Et on utilise le verbe “tchatter”.
Un pas de plus et nous voilà du côté du sud et de la tchatche : parti d’Espagne avec “Chacharear”, barvarder, et “chachara”, bavardage, passé par l’argot algérois, ce mot nous revient avec des “t” en français..
Les québécois, en puristes, préfèrent le mot-valise “clavardage” en associant “clavier” et “bavardage”.

“Le Bréviaire d’orthographe française (BOF) est un aide-mémoire sur l’orthographe et la grammaire.
Il présente les règles et leurs exceptions concernant le langage écrit. Il a été conçu comme un complément au dictionnaire.
Comment se souvenir :
- que pot-au-feu est invariable ?
- que l’on écrit un mille-pattes, mais un mille-feuille ?
- que l’on écrit un portefeuille, mais un porte-monnaie ?
- que l’on écrit de-ci de-là, mais deçà delà ?
- que l’on écrit les grosses gens sont toujours joyeux ?
Réponse: à force de consulter BOF bien sûr !”
Mon avis :
Comme l’auteur le souligne, ce bréviaire est à consulter en complément du dictionnaire. Un certain niveau en grammaire est cependant requis : pour trouver comment s’écrit un mot et quelles sont les règles à appliquer il faut savoir dans quelle catégorie il est classé (adjectifs, conjonctions, etc.).
Pas évident en situation d’écrits professionnels, mais un bon support pour toute personne motivée par l’amélioration de son orthographe.
Par contre la multiplication des supports de consultation est hallucinante :

Écripro propose un service de relecture correction : parfois cela prend la forme d’un partenariat entre blogueurs.
Voici l’interview gentiment publié par JarodxXx dans “Écripro : correcteur d’orthographe humain“.
Vous avez un blog professionnel et ce genre de partenariat vous tente ?
